Article Index
LES CHRONIQUES SEXAGENAIRES (VI)
ODLB 60
ODLB 61
ODLB 65
ODLB 67
All Pages

La suite des Chroniques Sexagénaires de Mario Morisi... Sixième saison, de fin 1982 à début 1987

Automne 1982 - Ils s'appelaient Trinit', Bottom, Tronchet, Blanco, Mémèd, Post, Pt'it Miche, Toto et consorts et ils ont changé le cours de la vie du directeur de MJ Morisi

Étant né huit, dix ans avant eux, je ne les connaissais pas au moment de renouer avec la Boucle. Point commun : un esprit rebelle né du mouvement punk et l'amour du rock, du vrai, le rock de base à quatre : batterie-basse-guitare(s) et chant, ou à trois comme les Dolly Thugs de l’énigmatique Anglais.

Mais il y avait aussi les Petites Gâchettes de Pontarlier, les premiers Infidèles à Lons, et partout des purs et durs du rock 'n blues façon Dr Feelgood, The Inmates, les London Cowboys, les Shakers, Little Bob et sa Story de Rouen. Mention spéciale à Bijou, la source d'inspiration de pas mal de groupes dans le coin.

J'avais manqué la vague Transmusicales à Rennes (je vomissais Daho et les pommadés de la new et de la cold wave façon ´lumières vertes et joues creuses’ à la Nouvelle France de Dijon).

 

 

Tout cela était la faute à Ivinho di Agogo qui, en six mois de vie en commun, m'avait initié à toutes les ziques brésiliennes : bossa, batucada, choros, chorin, musiques nordestinos, et m'avait rendu accro à Baden Powell, Djavan, Toquinho, Chico Buarque, Stan Getz, Jobim, Gil, Ben, etc.

À Besac, rien de tout cela si ce n'est dans les parages du CLA et de ses missionnaires du FLE en vadrouille.

À Besac, c'était du pur et dur, un rock venu du garage et du punk, avec une forte composante blues.

Le premier de mes jeunes amis à avoir passé la frontière invisible de nos habitus (un coucou à Bourdieu) fut Patrick Gérard, dit Bottom (une allusion à ‘Black Bottom’ des Troggs, je crois).

Un jour d'été alors que je traînais avec mon burnous en poil de chameau, le bouffi se paie ma fiole en passant ad lib. le "On n'a pas de pétrole mais on a des idées" de Sardou. Je résiste devant ma mousse puis je craque. Je prends l'insolent (un blondin au visage couvert d'acné) par le col et je commande une tisane à René que je l’invite à boire. Incrédule il s'y emploie et s’en retourne à son fan-club.

Tout se passe chez René et en face au Globe, au Yam's ou au Petit Vatel, le cœur pulsant des zincs de l'époque avec l'Annexe des Aviateurs (le fief des mods et des michetons), le Chemin des Loups près du marché (le haut-lieu, le musical 5-Etoiles) et le Cousty (sur la route de Dole, pas donné mais avec de la musique live et des nanas De Luxe, auxquels il fallait ajouter le Blue 37, rue de Belfort. Une scène musicale intense qui proposait une vingtaine de concerts par semaine, avec comme cerise sur le gâteau, le Lux, cet ex cinéma paroissial devenu le Royal Albert Hall de Besac avec à l'affiche Téléphone, les Rita Mitsouko, Trust et tutti quanti.

Tout cela n’a pas grand-chose à voir avec les goûts musicaux du CA, très chanson française propre sur elle, musique classique, à la limite jazz et folk, pour la majeure partie.

Je n'exagère pas en estimant aujourd’hui que le rock et les rockers ont préservé le Morisi d'alors d'une dépression, car je n'en pouvais plus des réunions sans fin où il fallait laisser la parole à de braves gens qui défendaient leur vision du monde et en excluaient, sans penser à mal (spam...), les pas-comme-il faut, les trop sales, les trop pauvres, les trop gitans ou les pas assez français en prétendant le contraire.

Chez René, ex-Ladreyt, futur Black Hawks, il y avait un jukebox que les clients alimentaient, une merveille qui reflétait les goûts de la clientèle : populaire tôt le matin, lycéenne et estudiantine de 9 heures à 11 heures et demi, total apéro le midi où l'on pouvait assister au déjeuner de René, de Cécile et du serveur, qui s'appelait Michou à l’époque et qui jouait de la batterie avec son ventre et ses moustaches.

De 14 heures à tard se succédaient tout le monde jusqu'à l'apéro du soir - à la sortie des cours, du bureau ou du boulot - qui rendait l'accès aux consos plus difficile que celui du métro de Tokyo aux heures de pointe.

C'est là qu'apparut Gilles Trinita, dit Trinit', plus tard ´Bouli ´ - Inscrit en licence d'histoire, il me fait rencontrer son "patron", Claude Condé, docteur en lettres et pionnier de l'analyse de données en littérature avec son avolyte Jean-Philippe Massonie, le doyen de la fac de Lettres, mathématicien atypique homo et rebelle.

Trinit' allait devenir mon copain puis mon ami. Né avec le punk, il était le fils d'un instituteur de chez instituteur : corse et communiste ; par ailleurs amateur de foot (toujours l'ombilic de la balle avec son frèreJean- Marc qui était passé professionnel à Lorient).

Historien, embauché dans le labo Mathématique Informatique et Statistique, mais surtout chanteur !

Un chanteur à la voix de ténor maquillée rauque et blues dans le sillage de son maître Lee Brilleaux, le chanteur de Dr Feelgood !

C'est un mardi de ciné-bouffe consacré à l'Italie (et à un film d'Ettore Scola en v.o.) que le nom d'un groupe va naître. Michou et Trinit', victimes d’un embarras gastrique causé par la polenta et le chianti, posent un renard devant la MJ et le prennent au rebond , ainsi naquit "Dr Fox", groupe qui va courir les estrades pendant une quinzaine d'années animé par la volonté de contester la suprématie des Dee Deés ex Dee Dee and the Hot Dogs dont Trinit' avait été le chanteur avant de monter "Éric Peugeot et ses Kidnappeurs" qui - après avoir risqué le procès avec la famille sochalienne - avait remporte le titre de meilleur nom de groupe de l'hexagone dans ‘Best’ ou ´Rock et Folk’, je ne sais plus.

Ce que le dirlo de la MJC venait faire là-dedans ? Il avait été invité au Bastion, un local de scouts squatté par les rockers, pour assister à une répétition qui le vit griffonner des paroles en italien - dont Trinit', Mémed, Poste et Michou allaentbfaire ´Sono Brutto´: un rock inspiré d’ "Affreux, sales et méchants", le film culte d'Ettore Scola.

Du rock en italien, n'importe quoi !, entendrait-on se plaindre au Chemin des Loups, au Blue ou dans la cave du Globe.

Mauvaise pioche, les blaireaux !

Trinit' et les Fox, c'était Zucchero avant l’heure et une histoire de "Diavolo in me" qui aurait pas mal de conséquences…

(A Suivre)

Automne-hiver 1982 –Victime de sa multiplication interne et de la fin des Mariemontagnes, le directeur de la MJ par ailleurs manager de Dr Fox, noctambule et insomniaque, s'en remet à l'écriture pour sauver les meubles, et jette les bases de "L'Émirat du tourbillon", première pierre de ce qui deviendra sa "Comédie éclatée" ; ou comment une Saison en Enfer peut préparer une moisson...

"Qui est Mario Morisi ?" titrera France 3-Bourgogne-Franche-Comté en 2016 lors de la sortie de son roman, "Kerguelen, peintre soldat ?"

J'aimerais le savoir moi-même, a fortiori concernant la modèle 1982/83.

Probablement plusieurs personnes cohabitant dans la même enveloppe classée par l'INSEE – 151017505101013.

L'idée n'était pas de moi mais des philosophes psychologues français du début du XXe siècle ; selon eux nous abritions des personnalités multiples gouvernées par une personnalité principale qui pouvait changer avec le temps. Avant Freud et ses pulsions, son instinct de vie et de mort, ces penseurs imaginaient le Moi comme la résidence de "personnes" diverses qui s'alliaient et se combattaient tout au long de nos vies.

Naturellement, l'idée plaisait au Morisi auteur qui avait pris des notes sur les chantres du "multiple indéchiffrable" qu'étaient à ses yeux Démocrite, Nietzsche et Deleuze, dont les "Mille Plateaux" l'avait enivré.

D'où ce carnet griffonné chez Gugu, le légionnaire qui tenait le Petit Bar avant qu'il ne devienne un haut-lieu de la boucle intello mais popu. Des notes largement mégalos, il faut le dire : il y avait eu la ‘Divine Comédie´, la ´Comédie Humaine´, pourquoi ne pas se lancer dans une ´Comédie Éclatée' ´autour de l'idée des peuples intérieurs et d’un Homme éclaté comme il y avait eu 'l'Homme foudroyé' de Cendrars, que Morisi venait de découvrir ; Cendrars, l'aîné et un modèle d'Henry Miller.

Quand le Morisi 82/83 rentrait dans son T-2 à Saint-Ferjeux, il était rarement seul ; il y avait avec lui le directeur honteux d'arriver le matin au bureau avec la gueule de bois ; le footballeur raté que les Chaouïs de l'Escale voulaient recruter ; le parolier en anglais et en italien qui noircissait des carnets de lyrics qui ne seraient jamais chantés ; le don juan de bas-étage qui prenait des vestes avec les filles qui l’attiraient et 'remorquait’ par défaut à la fermeture ; l'amant éconduit qui pleurnichait sur son sort : le papa avorté ; et le fils prodigue qui donnait des nouvelles à ses parents quand il avait le temps.

Il y avait heureusement l'écriture. Celle de la "Traversée des Mariemontagnes", deux centaines de feuilles volantes tachées de vin, de sauce tomate, de moutarde et de sécrétions diverses, et une tentative dont le titre avait surgi comme une évidence : "L'Émirat du tourbillon".

"L'Émirat", c'était l'histoire d'une ville oasis tentaculaire perdue au cœur d'un désert de millions de kilomètres carrés et composée de "Contrades", c'est-à-dire de quartiers à la manière de ceux de Sienne.

L'histoire commence à la veille du "Palio-el-Mout'" (la fête de la mort), rite périodique où chaque quartier sélectionne un concurrent qui doit survivre à un tour de la ville parsemé d'embûches souvent mortelles. La prophétie déposée à l'Évêché laïque, l'assure ; c'est lors d'un Palio que les Fils de l'Erg, l'ennemi héréditaire tapi dans l'immensité désertique, surgira pour anéantir Gynople (la Ville-Femme) et la précipiter dans un abysse d'oubli éternel.

Ce qu'Umberto Eco désigne sous le nom d' "idée séminale" est lisible : "Gynople", la ville-femme (Besançon ?), est bordée toute entière par le Fleuve "Ogynein" (le Doubs ?) dont les eaux rendent stériles; elle est adossée à une falaise longue de plusieurs dizaines de kilomètres (le premier plateau ?) et coupée en deux par une Faille, la Brêche, (empruntée à la topographie de Constantine) qui scinde la ville en deux. Les Contrades se nomment du centre vers la périphérie : Gamla Stan où se trouve l'Evêché laïque, Florissa, le centre historique, Lido, le quartier des jeux et de la luxure, Ezbath et Shitanyya, les contrades mystiques coupables d'avoir mis Gynople à feu et à sang, Campos, Abajoze, Sumaton, la zone asiatique ; Bidong, la Contrade périphérique où les "manards" travaillent 18 heures sur 24 et produisent le nécessaire : enfin Saint-John-Académos, la cité des Sciences dont le mégalithe monumental défend l'accès de la piste qui conduit de tous les "nul part" à Gynople.

L'histoire, racontée par un "viaggiateur" (un explorateur des œuvres de l'esprit), commence par la consultation de vingt et un arcanes (ia vingt-deuxième manque) qui vont se mettre en jeu au fil de la lecture. Une algorithme (si si, vingt ans avant...) en vortex 21 arcanes, 5 grands livres, 3 bibles et la chute, qui voit la disparition de la ville sous les yeux du viaggiateur, un Heraldo Belqaçem-Schwartz qu'on retrouverait souvent par la suite....

Bien beau tout ça, mais de l'idée à la sortie du livre, se passeraient trois longues années ; des années de tourment (et de fous rires) au bord du précipice. Vous l'aurez compris, le gars à l'haleine du pingouin et aux yeux bouffis qui arrivait à son bureau chaque matin, n'était pas ce qu'il y avait de plus rassurant pour les braves gens de l'éducation populaire et de la bienséance… Qui aurait pu les en blâmer ?

(À Suivre)

La légende de la rue Gama – De 1976 au début des années 90, il était une fois la rue Pasteur...

On a fini par appeler le carré de bistrots de la rue Pasteur le triangle des Bermudes, mais surtout, grâce au prince des loufiats d'alors, "J.-F", la rue Gama.

La rue Gama c'était une pub pour lessive célèbre, une demi-minute de bonheur accordéonné où le peuple d'alors : le boucher, le garagiste, la fille toute belle et toute blanche pétulait de félicité purifié par un détergent dont personne ne connaissait alors le contenu.

"Rue Gama, y'a le boucher tout taché... ". - Eh bien tenez-vous bien, rue Pasteur il y avait un boucher chez qui nous allions assortir nos casse-croutes et qui nous vit un matin lui commander deux mètres de boudin pour tremper dans notre café avant de partir au boulot.

Rue Gama, il n'y avait pas de garagiste mais une boulangerie où l’on allait chercher nos croissants par temps de nuit blanche, un antiquaire-brocanteur, une salle des ventes, une supérette, quatre bistrots plus deux magasins de fripes chic et une pharmacie : tout ce qu'il fallait pour se régaler, tout à portée de la main et pas cher. Et quand un gazier se faisait virer de chez René à coups de charbonnette, il se réfugiait au Yam's, qui allait être repris par le pote Jean Paul ; au Globe, où le personnel de la Mairie faisait ses pauses ; ou au Petit Vatel, dit le P'tit Vat par opposition au Grand Vat' qui trônait dans le dos des Nouvelles Galeries, place Saint-Pierre… Belle époque où la tournée des grands-ducs se faisait en deux centaines de mètres.

Dans ce périmètre, qui prit de l’importance dans les années 80, évoluait une faune ( rien de négatif, nous adorions les zoos humains et en faisions partie) qui consistait en une collection de personnages improbables, brochette de vainqueurs et de perdants magnifiques à faire pâlir Fallet, l’auteur du ´Beaujolais nouveau est arrivé’, et les Tontons Flingueurs, tribu au parler fleuri que n'aurait pas snobé Audiard, parmi lesquels des commerçants de la rue, les garnements du lycée Victor Hugo, la bande des post-babas plus ou moins kiné, psy, toubib, travailleurs sociaux mais également des universitaires hors-pair comme Claude Condé : bon dieu, pourquoi es-tu parti si tôt, Claude...

On y croisait surtout un journaliste légendaire et plusieurs de ses collègues. Languy dit l'Anguille, un vitrier suisse qu'on voyait partout Joël Atlan, un demi-sel poétique dessinateur de bd jamais publiées, enfant juif de bonne famille aluni rue Gama comme un roi mage. Dominique P., un autre voyou au grand cœur, monte-en-l'air à la George Darien.

Il y avait également des membres de l’ex Communauté de Bacchus, Grosminet, le frère d'Étienne Max qui travaillait comme surveillant au Foyer pour Adultes des Géraniums, avec Patrick H. que j'allais héberger à Saint-Ferjeux, et avec Dédé M., éducateur-spé qui deviendrait un des grands spécialistes de l'art contemporain en Afrique. On y croisait Amor Hakkar, qui travaillait dans le social mais deviendrait cinéaste, avec 5 très beaux longs-métrages dont "La Maison Jaune", un chef-d'œuvre à l'italienne.

Chez René, c'était une noria de gens qui passaient et donnaient des nouvelles, une agora, un ´hub’ dirait-on aujourd’hui : le point rencontre, l'endroit où l'on pouvait savoir si quelqu'un s'était marié ou était mort.

Comme partout en France et ailleurs ?

Pas vraiment. Si l'on prend la scène ´rock à Besac’ (chanson écrite par Pascal Schn. qui donnerait son nom à une association et à une scène), c'est autour de Chez Lad (le nom du restau avant que René, un ancien légionnaire, ne le reprenne) qu'un public s'est créé. Gilles Trinita en parle dans une itw donnée à Radio-Sud, Claude Condé, qui l'avait embauché dans son labo à la fac, était comme son père pour lui. Même rôle tutélaire pour le formidable et cocasse Sch., auteur du mythique "Lavomatic Love" dont une strophe est toujours tabou.

C'est toute une bande de tontons déjà dans la vie active qui avaient adopté les punk-rockers bacheliers de Victor-Hugo et qui les suivaient à tous leurs concerts, dans les bistrots de la ville mais également au Lux et en déplacement.

Un apéro chez René, le midi mais surtout le soir, c'était une avalanche de blancs-casse et de petits rosés, de demis pression et de pousse-au-crime divers.

Je me crois à peine quand j'y repense, mais nous ne nous en sortions pas à moins de quatre ou cinq tournées de Pont avant d'aller manger au Cyrano, chez Michel Encarnaçao, ex serveur du Commerce, qui accueillait les artistes et leur faisait des prix ; demandez à la bande du CDN du temps de Denis LLorca et de Lagarce. À la cour de la Lola Semonin, gang de comédiens troisième de gré et musicos capricants.

Que de figures !

De Totor, le tout petit fort des Halles du P'tit Vat… à Pierrot, un embrouilleur de première qui bossait dans les assurances.

De Pedro, notre dermato libanais qui habitait à quelques centaines de mètres et consultait gratos dans le couloir… En passant par une armada de nanas de tous les âges, au point que nous étions autant de mecs que de filles dans ce rade enfumé, car bon dieu : comment faisons-nous pour survivre à la tabagie qui finissait par réduire la visibilité à quelques mètres… Et quand René faisait les gros yeux et - avec l'aide de Michou puis de J.F. - fichait tout le monde à la rue, on allongeait trois pas et on poursuivait l'apéro à la bière et à la zik au Yam's ou au P’tit Vat’ ; surtout au début des années 90, quand toute la rue appartenait à l'armée des potes… Ah, il s'en faisait du mouron, le Javert du commissariat de la ville, un obsessionnel pervers qui devint un graveur émérite !

Morisi ? Rongé de l'intérieur par les nouvelles du capitaine qui avait accouché d'une petite Alice Eîko Assiah et qui – elle me le disait dans une lettre – se privait de manger pour acheter les biberons de sa fille… La vie de bâton de chaise, le temps investi avec passion pour les Fox, les premiers matchs de foot avec l'Escale, la dalle en pente qui conduit au délirium : comme le chantait Azaavour quinze ans plus tôt, les parois de la vie sont lisses et il arrive que nous glissions...

(A suivre)



Last Updated ( DATE_FORMAT_LC2 )